Archives de Tag: science-fiction

Le rôle du post-apocalyptique

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La science-fiction post-apocalyptique est un sous-genre bien connu de tous, du fait de ses succès cinématographiques et vidéoludiques. Cependant, la littérature post-apocalyptique nous renseigne une fois de plus sur le rôle de « lanceur d’alerte » que remplit la science-fiction. Le post-apocalyptique va en effet plus loin que la dystopie. Ce que cette dernière ne peut montrer, conditionnée par des codes très stricts qui ont pour but de la rendre la plus plausible possible, est brisé par le post-apocalyptique. Il explore les grandes peurs des sociétés contemporaines, mais aussi leurs dérives, catalysées par la catastrophe. La science-fiction n’a pas pour but de faire la morale, mais d’interroger la réalité, de dépeindre, et d’expérimenter un faisceau de possibilités technologiques, politiques, sociales et humaines. En cela, le post-apocalyptique en général, tous supports confondus, adopte volontiers la maxime : « l’homme est un loup pour l’homme ».

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Le post-apocalyptique selon Barjavel

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René Barjavel s’est illustré comme l’un des premiers auteurs de science-fiction moderne, même si le terme n’existait pas encore en France à la sortie de Ravage en 1943. Les thématiques présentes dans ses deux œuvres principales tournent toujours autour de la destruction de l’Homme par l’Homme. Ravage et Le Diable l’Emporte, lequel est sorti en 1948 – et sera son dernier roman post-apocalyptique – permet d’appréhender toute la lucidité de l’auteur, aussi bien du rôle de la littérature de genre que son degré d’anticipation. Privilégiant le cadre « maximaliste », les romans de René Barjavel interrogent le réel. Servis par un humour noir, leur cynisme n’a d’égal que leur inquiétante pertinence. Anticipant des années à l’avance les OGM, l’organisation de la société au début des années 1960, le postulat de Barjavel est de considérer l’homme moderne comme un être impotent, incapable de vivre sans l’assistance du confort technologique des sociétés développées, contre lequel il oppose un mode de vie ancien, proche du romantisme barrésien. Lire la suite


Conférence : Vampyres contre Modernité

Conférence IV (3)

La figure du Vampyre est bien connue de tous, ne serait-ce que par l’interprétation qu’en fit Bela Lugosi qui immortalisa la représentation d’un mort-vivant aux cheveux gominés et au goût vestimentaire baroque, ou encore du fameux Nosferatu de Murnau, qui consacra la fatalité de la lumière pour cette créature. Toutefois, malgré les idées reçues que nourrirent les nombreux films en la matière, le Vampyre est en réalité une figure aussi complexe que moderne, bien qu’âgée de plusieurs siècles ! Sans cesse poursuivi par une volonté de le renouveler, les diverses actualisations que le célèbre mort-vivant subit n’entraînèrent pas que des effets positifs. Comme le disait Marigny en 2003 : « L’inconvénient d’un tel procédé est que l’on risque de sombrer très vite dans le stéréotype. Le vampyre étant par excellence un personnage enfermé dans une codification très précise… ». Aujourd’hui, les dernières productions en date continuent de souffrir d’une vision étriquée, sinon consumériste. Finalement, la grande question que l’on se pose en comparant les œuvres du XIXe et du XXe siècle, c’est de se demander comme nous avons pu passer du monstre décrit dans Dracula à une espèce de boule disco’ engendrée par Twilight.

C’est en voulant répondre à cette interrogation que Fabrizio Tribuzio-Bugatti, président fondateur de l’association Apocryphos, et Jonathan Frickert, écrivain, analyseront les diverses évolutions et mutation de ce vampyre mal-aimé et maltraité. Lire la suite


Sovok

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Après la réussite de Wastburg, le prochain roman de Cédric Ferrand était attendu de pied ferme. Et pour cause ! Il était non seulement exigé de son lectorat une nouvelle prouesse littéraire, mais aussi d’éviter de reproduire les mêmes ficelles de son premier ouvrage, pour ne pas donner l’impression d’accoucher d’un simple clone, et c’était ce qu’on pouvait craindre avec Sovok ; un Wastburg façon SF. Autant vous rassurer tout de suite ; non seulement ce n’est pas le cas, mais Cédric Ferrand parvient à nous surprendre à nouveau, et avec brio ! Lire la suite