Archives de Catégorie: Réflexion et Développement

Vampyres et Zombis; élitisme et vulgaire dans la culture populaire.

 

Carmilla tombeau

Si vampyres et zombis se côtoient souvent, une grande opposition semble demeurer entre eux. Si les dérives hédonistes de la bit-lit nuisent à la littérature vampyrique, elle n’écorna cependant que très peu le caractère noble, au sens propre comme au sens figuré, du monstre bien connu. En effet, contrairement au zombi, le vampyre semble bénéficier d’un certain élitisme, qui se traduit aussi bien dans sa représentation que dans son acception littéraire, tandis que l’autre a une dimension vulgaire, au sens latin de vulgus, soit de « masse » et de « commun aux hommes ». Bien qu’appartenant aujourd’hui à la culture populaire, leurs origines leur conférèrent un rôle différent, qui nous marqua intensément, quand bien même cette dissension paraîtrait infinitésimale pour certains. Pourtant, la mythopoétique de ces êtres horrifiques se fonde sur deux idées bien différentes, même si la peur est leur principal moteur. Lire la suite


Au Bonheur des Dames, ou les prémices de l’anticonsumérisme

Au Bonheur des Dames affiche

Au Bonheur des Dames d’Émile Zola est un roman qu’on ne présente plus. Publié en 1883, onzième volume de l’anthologie des Rougon-Maquart, ce tome nous entraîne dans le monde des grands magasins à l’heure où Paris entamait ses grandes transformations haussmanniennes. Si Zola s’est toujours défendu d’instrumentaliser le naturalisme à des fins dénonciatrices, le Bonheur des Dames laisse suffisamment de traces pour démontrer une dépréciation de la société de consommation à peine émergente grâce aux grands magasins qu’engendrent les chantiers parisiens. L’auteur fait la part belle aux impacts socio-économiques, de la frénésie des clientes à la disparition des petites boutiques au profit des chaînes de magasins qui conquièrent le marché. Toute la subtilité de Zola est alors d’user d’un ton strictement neutre dans ses descriptions, plaçant le lecteur dans le rôle du spectateur au milieu de la cohue bourgeoise dont il ne peut que constater la dépravation hédoniste. De là à dire que Zola fait grief aux prémices du consumérisme, il n’y a qu’un pas. Lire la suite


Mythopoétique du Steampunk

1044862_438789502902088_1850812107_n

Le genre du steampunk connaît aujourd’hui un certain succès de par son esthétique particulière, combinant Belle Époque (ou époque victorienne, c’est selon) et hypertrophie de machineries à vapeurs qui forment le socle de cet univers. Pourtant, en littérature, le « punk à vapeur » est une espèce plus rare. Bien que sous-genre de la Science-Fiction né dans les années 1980, il ne connut jamais la même postérité que ses grands frères tels que le space opera ou le cyberpunk, dont le nom partage pourtant la même parenté, attribuée d’abord par raillerie journalistique. Cela étant, ses origines remontent à la fin du XIXe siècle en France, sous les plumes de Jules Verne et d’Albert Robida ; un grand comble quand on sait que les auteurs français ne s’en réapproprièrent les codes que très tardivement, contrairement aux Anglo-saxons. Le steampunk a lui aussi engendré pléthore de sous-genres plus ou moins bâtards, comme l’airpunk ou le dieselpunk.
Lire la suite


Littérature de l’imaginaire : quel avenir ?