Archives de Catégorie: Fiches lectures et critiques

Thongor

Couverture du Tome I publié chez Mnémos

Couverture du Tome I publié chez Mnémos

 

Thongor, rédigé par le bien connu Lin Carter dans la seconde moitié des années 60. Cycle de sword and sorcery, il prend sa place dans le continent imaginaire de Lémurie, qui aurait existé il y a un demi-million d’années, et narre les exploits de Thongor, barbare qui est tantôt mercenaire, tantôt soldat, pour finir roi. Les mots « Conan » et « recyclage » vous viennent à l’esprit ? C’est normal. Édité une première fois par les éditions Librairie des Champs-Élysées en 1976 et 1977, puis intégralement aux éditions Albin Michel entre 1987 et 1989. La dernière édition date de 2012, offrant une version révisée par les éditions Mnémos, qui le décrit comme « une œuvre fondatrice de la Fantasy ». Sérieusement ? 

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Wastburg

Couverture de Wastburg aux éditions "Les Moutons Électriques

Couverture de Wastburg aux éditions « Les Moutons Électriques

Wastburg, une cité-État aussi riche que pouilleuse, et curieux personnage principal du roman éponyme de Cédric Ferrand. Dans la droite lignée de Jaworski, l’auteur nous baigne au fil des chapitres dans différents aspects de la ville, chacun porteur de poisse et de la routine de ses habitants, qui donnent efficacement vie à la cité biscornue. Commençant avec une citation de China Miéville présentant Tolkien comme le « kyste sur le cul de la fantasy » (sans avoir vraiment tort), nous savons déjà que Cédric Ferrand a voulu faire tabula rasa des canons commerciaux du genre, pour notre plus grand plaisir.  Lire la suite


Les Kerns de l’Oubli

couverture du Tome 1 des Kerns de l'Oubli aux éditions de l'Homme Sans Nom

couverture du Tome 1 des Kerns de l’Oubli aux éditions de l’Homme Sans Nom

« Plan d’ensemble. Vue d’oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant percer la masse sombre d’une île. Elle se dresse, souveraine, dans son trône de pierre. » C’est ainsi que la quatrième de couverture achalande ses potentiels lecteurs, mais déjà cette simple phrase annonce le style et le ton épique du roman. Les Kerns de l’Oubli, par Feldrik Rivat, vaut à coup sûr le détour. Après plusieurs péripéties éditoriales, l’auteur s’est trouvé une place chez la jeune maison des Éditions de l’Homme Sans Nom. Lire la suite


Le Diable est un bluesman.

Amateurs de littérature new-look aux délires bien trempés, je vous présente le Saint-Graal.

Moi & ce Diable de blues figure le roman infernal coup de cœur, plutôt coup de pieu dans l’aorte (pour peu que l’on concède le qualificatif de roman) dégluti par un tandem qui risque de faire parler de lui crescendo. Et d’ailleurs les critiques piquées d’euphorie fusent déjà depuis quelque mois sur la toile. Au risque de passer pour le dernier des béotiens, – quoi que je n’en ai cure, je vais y aller franco : la plupart des têtes d’affiche du thriller peuvent se rhabiller, ici, point de dénouements qui soulagent l’esprit, pas plus que de tissus cousus dans la demi-mesure. Sentimentalisme ? Introuvable entre les pages, on repassera donc pour l’eau de rose, voire ne serait-ce qu’une rosée d’amourette, que dalle, c’est pour les fiottes qui ont le timbre suave et fleur bleue, ça. Les investigations façon Grangé sont tout juste bonnes à foutre à la broyeuse après une pareille claque, car même si elles ont le mérite d’être imprégné d’un mal certain, pour ne pas dire d’un certain mal (oh, la bonne intention !) et d’une angoisse omniprésente, ce livre-ci les devance, (dans l’baba les écrivaillons !)  portant le nom du Malin jazzy à coup d’blues en chair et en magma pour preuve significative, (et dont on notera le superbe et ô combien élégant clin d’oeil) et, cerise sur le space cake, nous renvoie directement les chatoiements du Pandémonium sur les rétines grâce à sa couverture sulfureuse. Richard Tabbi et Ludovic Lavaissière, – quoi que les gaillards n’en soient pas à leur premier coup d’essai littéraire, sont directement passés d’inconnus à maîtres en matière de dingueries romanesques/policières saupoudrées de surréalisme. (Ils gagnent à se faire connaître, les bougres !) Lire la suite