Archives d’Auteur: Necryos

À propos de Necryos

Poétereau de 20 ans demeurant en Alsace, auteur de plusieurs ouvrages jetés en patûre dans les fosses de l'auto-édition, (Fin de cycle, De l'équinoxe au solstice, Vers l'Empyrée pour ne citer que ceux-là.) amant inavoué de la littérature, et, plus généralement, grand amateur de cinéma noir, de musique hypnotique et/ou teintée par la douce Ténèbre, errant saisonnier, vacataire dans la région du Néant, violeur de chèvres à temps partiel, etc.

Le Diable est un bluesman.

Amateurs de littérature new-look aux délires bien trempés, je vous présente le Saint-Graal.

Moi & ce Diable de blues figure le roman infernal coup de cœur, plutôt coup de pieu dans l’aorte (pour peu que l’on concède le qualificatif de roman) dégluti par un tandem qui risque de faire parler de lui crescendo. Et d’ailleurs les critiques piquées d’euphorie fusent déjà depuis quelque mois sur la toile. Au risque de passer pour le dernier des béotiens, – quoi que je n’en ai cure, je vais y aller franco : la plupart des têtes d’affiche du thriller peuvent se rhabiller, ici, point de dénouements qui soulagent l’esprit, pas plus que de tissus cousus dans la demi-mesure. Sentimentalisme ? Introuvable entre les pages, on repassera donc pour l’eau de rose, voire ne serait-ce qu’une rosée d’amourette, que dalle, c’est pour les fiottes qui ont le timbre suave et fleur bleue, ça. Les investigations façon Grangé sont tout juste bonnes à foutre à la broyeuse après une pareille claque, car même si elles ont le mérite d’être imprégné d’un mal certain, pour ne pas dire d’un certain mal (oh, la bonne intention !) et d’une angoisse omniprésente, ce livre-ci les devance, (dans l’baba les écrivaillons !)  portant le nom du Malin jazzy à coup d’blues en chair et en magma pour preuve significative, (et dont on notera le superbe et ô combien élégant clin d’oeil) et, cerise sur le space cake, nous renvoie directement les chatoiements du Pandémonium sur les rétines grâce à sa couverture sulfureuse. Richard Tabbi et Ludovic Lavaissière, – quoi que les gaillards n’en soient pas à leur premier coup d’essai littéraire, sont directement passés d’inconnus à maîtres en matière de dingueries romanesques/policières saupoudrées de surréalisme. (Ils gagnent à se faire connaître, les bougres !) Lire la suite

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L’homme qui allait sans joie vers la joie

Avant d’être un fervent croyant ou même un poète, Bobin incarne au mieux les valeurs d’intégrité – un homme ayant décidé de partager à tous et à toutes cette sincérité émotionnelle qu’enveloppe son esprit. En ce qualificatif dont beaucoup aujourd’hui ont perdu le sens et l’essence, il s’oppose à toute superfluité littéraire et constitue sa propre définition de la poésie et de l’existence poétique ; par elle, il transmet des écrits qui germent dans la solitude, des bouquets de vertus aux bourgeons verlaine et aux vers turquoises pour consoler ceux qui se sont perdus dans d’insipides quotidiens. Lire la suite


Démons mondains.

Satanachias. Le titre annonce déjà la teinte de ce qui va s’ensuivre. Ce recueil de Christophe Lartas comprend quatre nouvelles étalées sur 90 modestes pages et s’inscrit dans la lignée de ces œuvres tout bonnement inqualifiables, tant elles sont imprégnées de surprises et autres idées quintessenciées. Lire la suite